Chaque 9 décembre, la communauté internationale célèbre la Journée de lutte contre la corruption. En 2025, le thème retenu – « S’unir avec la jeunesse contre la corruption : former l’intégrité de demain » – met l’accent sur le rôle fondamental des jeunes dans la construction de sociétés justes, responsables et prospères. En République démocratique du Congo, cette réflexion revêt une portée particulière au regard de la place qu’occupe la jeunesse dans la démographie nationale et dans l’avenir du pays.
La corruption demeure, au niveau mondial comme national, un défi majeur pour le développement durable, la qualité des services publics et la confiance entre les citoyens et les institutions. Elle fragilise les économies, ralentit les investissements et compromet l’égalité des chances. Sa lutte exige donc une mobilisation constante, progressive et collective.
La jeunesse, pilier de l’intégrité de demain
En RDC, la jeunesse représente une force démographique, sociale et intellectuelle considérable. L’orientation du thème 2025 rappelle combien il est essentiel de renforcer, dès le plus jeune âge, les valeurs d’éthique, de civisme, de responsabilité et de respect du bien public. Les établissements d’enseignement, les familles, les organisations de jeunesse, les confessions religieuses et les médias jouent à cet égard un rôle complémentaire et déterminant.
De nombreuses initiatives citoyennes portées par des jeunes à travers le pays témoignent d’une volonté croissante de participer activement à la promotion de la bonne gouvernance, de la transparence et du respect des règles.
Un cadre institutionnel en constante évolution
La RDC s’est dotée, au fil des années, de plusieurs instruments juridiques et institutionnels destinés à prévenir et à réprimer les pratiques corruptives. Les organes de contrôle, de régulation et de justice poursuivent leurs missions dans le respect des lois de la République. Ces efforts s’inscrivent dans un processus continu d’amélioration de la gouvernance publique.
Par ailleurs, la question de l’éthique dans la gestion des affaires publiques figure parmi les thématiques régulièrement abordées dans les orientations générales de l’action gouvernementale, notamment à travers les réformes de l’administration, des finances publiques et du système judiciaire.
Former l’intégrité par l’éducation et l’exemple
Le choix du thème 2025 met surtout en lumière l’importance de la prévention. Former l’intégrité de demain implique d’ancrer durablement les valeurs morales et civiques dans les programmes éducatifs, de promouvoir la culture de la légalité, et de valoriser les modèles positifs au sein de la société.
Il s’agit également de renforcer l’accès des jeunes à une formation de qualité, à l’emploi et à l’entrepreneuriat, afin de créer un environnement où l’effort, la compétence et le mérite sont les principaux facteurs de réussite.
Une responsabilité partagée
La lutte contre la corruption ne peut reposer sur un seul acteur. Elle engage les pouvoirs publics, les institutions de contrôle, le secteur privé, la société civile, les partenaires internationaux, mais aussi chaque citoyen dans son comportement quotidien. Le rôle de la jeunesse, dans ce cadre, est essentiel pour impulser des pratiques nouvelles fondées sur l’honnêteté, la transparence et le respect des règles communes.
En cette Journée internationale de lutte contre la corruption, la RDC est ainsi invitée à renouveler son engagement autour d’un objectif commun : bâtir, avec la jeunesse, une société où l’intégrité constitue un pilier du développement et de la cohésion nationale.
Former l’intégrité de demain est un chantier de longue haleine, qui exige persévérance, responsabilité et confiance dans le potentiel de la jeunesse congolaise.
Francois AGENONG’A UMIRAMBE, Esprit patriotique
La conviction avant l’action
