Monsieur Moïse COKO, prisonnier à la prison centrale de Mahagi, originaire de la chefferie des Djuganda, territoire de Mahagi, province de l’Ituri, est décédé au centre de santé de référence Mahagi‑État dans 24 heures d’hospitalisation en date du 18 décembre 2025. Son corps a été rappelé à sa famille en date du 21 décembre 2025, inhumé lundi 22 décembre 2025 et pris en charge par une association à but non lucratif, soulignant l’importance de l’accompagnement humanitaire dans de telles situations.
Événement tragique en détention
Selon des sources locales, Moïse COKO a été transféré à l’hôpital après une détérioration rapide de son état de santé. Malgré les soins prodigués, il est décédé après seulement une journée d’hospitalisation. Les circonstances précises de sa maladie ne sont pas encore totalement clarifiées. Ce décès illustre la vulnérabilité des prisonniers en RDC, notamment en raison de l’accès limité aux soins médicaux et de la surpopulation carcérale qui expose davantage les détenus aux risques sanitaires.
Cadre légal : droits à la santé et protection des prisonniers
La législation congolaise garantit le droit fondamental à la santé pour toute personne privée de liberté. L’Ordonnance n°20‑2022 du 10 avril 2022, portant Code pénitentiaire, stipule que l’administration pénitentiaire doit assurer la prise en charge médicale des prisonniers, soit dans l’infirmerie de la prison, soit dans tout établissement de santé approprié. De plus, les normes internationales, telles que les Règles Mandela des Nations unies pour le traitement des prisonniers, exigent un accès prompt et efficace aux soins médicaux et prévoient que toute mort en détention fasse l’objet d’une enquête indépendante et impartiale.
Appel à l’organisation d’une infirmerie à la prison centrale de Mahagi
Ce tragique événement met en évidence l’urgence de mettre en place une infirmerie permanente dans la prison centrale de Mahagi, dotée de personnel qualifié (médecins, infirmiers) et de médicaments essentiels. Une telle structure permettrait de :
- détecter rapidement les urgences médicales,
- réduire les transferts tardifs vers les centres de santé externes,
- et garantir le respect des droits fondamentaux des prisonniers.
Il est essentiel de rappeler que la mort peut survenir en toute circonstance, mais des mesures adéquates peuvent prévenir de nombreux décès évitables.
Respect des droits humains : responsabilité partagéeLe décès de Moïse COKO souligne la nécessité d’un engagement collectif pour améliorer les conditions de vie et de santé en prison. L’État congolais, en partenariat avec les associations humanitaires et la société civile, doit veiller à ce que la dignité humaine des prisonniers soit pleinement respectée, conformément au Code pénitentiaire et aux normes internationales.
Francois AGENONG’A UMIRAMBE, Esprit patriotique
La conviction avant l’action
