Les pluies tombées le 9 mai 2026 dans la commune de Mahagi ont rapidement révélé les insuffisances techniques de certains travaux récents d’entretien routier réalisés par un petit groupe d’individus se présentant comme qualifiés dans le domaine.
Quelques heures après les précipitations, plusieurs portions de route sont devenues difficilement praticables. La terre utilisée comme couche de couverture s’est fortement dégradée au contact de l’eau, formant une boue épaisse et glissante qui gêne la circulation des usagers.
Selon des observations faites sur place, les matériaux employés apparaissent inadaptés aux exigences des travaux de voirie en période pluvieuse. En génie civil, l’utilisation de terres instables ou mal compactées favorise la perte de portance de la chaussée et accélère sa dégradation sous l’effet des eaux de ruissellement. Dans les zones à forte pluviométrie comme Mahagi, les travaux de réhabilitation exigent généralement : Des matériaux latéritiques de bonne granulométrie ; un compactage mécanique contrôlé ; un système efficace de drainage des eaux ; ainsi qu’une pente transversale permettant l’évacuation rapide des eaux de ruissellement. L’absence ou l’insuffisance de ces paramètres techniques accélère la détérioration des chaussées et augmente les coûts futurs de réhabilitation.
Cette situation suscite des critiques parmi les habitants, qui dénoncent un travail exécuté sans véritable encadrement technique ni respect des normes élémentaires de réhabilitation routière. Plusieurs voix appellent désormais à l’intervention de professionnels qualifiés afin d’éviter une détérioration plus importante des axes concernés.
