La résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies, prorogeant d’une année le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), a été au centre de la réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 26 décembre 2025 à la Cité de l’Union africaine, sous la présidence du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Adoptée à l’unanimité par les membres du Conseil de sécurité, cette résolution prolonge le mandat de la MONUSCO jusqu’au 20 décembre 2026, dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans l’Est de la RDC.
Une prorogation dans un contexte sécuritaire sensible
Lors de cette réunion gouvernementale, l’exécutif a pris acte du contenu de la résolution, qui maintient l’appui de la MONUSCO aux efforts des autorités congolaises en matière de protection des civils, de stabilisation des zones affectées par les groupes armés et de soutien aux institutions nationales. Le gouvernement congolais a souligné que cette prorogation intervient alors que plusieurs provinces de l’Est du pays, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri, continuent de faire face à des défis sécuritaires majeurs liés à l’activisme des groupes armés locaux et étrangers.
Un mandat axé sur la souveraineté et la transition
Selon les discussions rapportées au Conseil des ministres, la résolution 2808 (2025) s’inscrit dans la logique d’une transition progressive et responsable de la MONUSCO, conformément à la volonté exprimée par les autorités congolaises. Le texte met l’accent sur le respect de la souveraineté nationale de la RDC et renforce le principe d’un accompagnement ciblé des Forces armées de la RDC (FARDC), en appui aux priorités définies par le gouvernement congolais.
Dialogue constant entre Kinshasa et les Nations Unies
Le Conseil des ministres a également relevé l’importance du dialogue permanent entre la RDC et les Nations Unies afin d’assurer une mise en œuvre cohérente du mandat de la MONUSCO, tenant compte des attentes de la population congolaise et des réalités du terrain. Les autorités congolaises ont réaffirmé leur engagement à travailler avec les partenaires internationaux pour parvenir à une stabilisation durable, tout en poursuivant les réformes du secteur de la sécurité et le renforcement de l’autorité de l’État dans les zones affectées par l’insécurité.
Une question toujours sensible dans l’opinion publique
La présence de la MONUSCO demeure un sujet sensible au sein de l’opinion publique congolaise. Si certains saluent son rôle dans la protection des civils, d’autres appellent à une accélération de son retrait. Le gouvernement affirme, pour sa part, privilégier une approche graduelle, basée sur l’évolution de la situation sécuritaire et la montée en puissance des forces nationales. La prorogation du mandat jusqu’en décembre 2026 ouvre ainsi une nouvelle phase de coopération entre la RDC et les Nations Unies, avec pour objectif affiché de consolider les acquis sécuritaires et de préparer les conditions d’une transition réussie.
