L’année 2025 a été l’une des plus meurtrières pour les professionnels des médias. Selon un rapport de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), au moins 128 journalistes ont perdu la vie dans l’exercice de leur métier à travers le monde. Près de la moitié des victimes ont été recensées dans les territoires palestiniens, un chiffre alarmant qui met en lumière les dangers croissants auxquels sont confrontés les reporters dans les zones de conflit, rapporte Arab News.
Les zones de guerre, épicentres des violences contre les médias
D’après la FIJ, la majorité des journalistes tués en 2025 couvraient des conflits armés, des crises sécuritaires ou des situations de forte instabilité politique. Les territoires palestiniens figurent en tête des régions les plus dangereuses, suivis par plusieurs pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Amérique latine. Ces chiffres illustrent une tendance préoccupante : les journalistes sont de plus en plus ciblés, que ce soit lors de bombardements, d’affrontements armés ou d’attaques délibérées, malgré leur statut civil protégé par le droit international humanitaire.
Une alerte sur la liberté de la presse
La Fédération internationale des journalistes souligne que cette hécatombe constitue une grave menace pour la liberté de la presse et le droit du public à l’information. Elle appelle les États, les organisations internationales et les acteurs des conflits à renforcer la protection des journalistes et à lutter contre l’impunité dont bénéficient trop souvent les auteurs de ces crimes. « Lorsque les journalistes sont réduits au silence par la violence, ce sont les sociétés entières qui sont privées de vérité », rappelle l’organisation.
Appel à des mesures urgentes
Face à cette situation, la FIJ exhorte les gouvernements à :
- garantir la sécurité des professionnels des médias ;
- respecter les conventions internationales protégeant les journalistes en zones de conflit ;
- ouvrir des enquêtes indépendantes sur les assassinats de journalistes.
Pour de nombreux observateurs, le bilan de 2025 constitue un signal d’alarme majeur sur l’état de la liberté de la presse dans le monde et sur la nécessité d’une mobilisation internationale urgente.
