Djalusene (Territoire de Mahagi). Une situation de tension communautaire a été signalée dans le groupement Djpanyalengi, chefferie des Djukoth, en province de l’Ituri, précisément dans l’aire de santé de Kpana, zone de santé de Logo. À l’origine du différend : un litige foncier autour d’une parcelle destinée à la construction d’une école, impliquant les communautés de Djupafoyo et de Djuparigi. L’alerte a été lancée par l’ASADS asbl (Association Solide d’Assistance pour le Développement Social), une organisation locale basée à Djalusene, active dans les domaines de la protection de l’enfance, de la sécurité alimentaire, de la médiation communautaire, de la santé, de l’assainissement et du plaidoyer social.
Un conflit foncier aux implications sociales sensibles
Selon l’ASADS, la parcelle concernée avait été officiellement affectée à la construction d’une école à la suite de la clôture de l’année scolaire 2025. Toutefois, cette portion de terre est aujourd’hui revendiquée par des membres des communautés Djupafoyo et Djuparigi, créant une situation susceptible de compromettre le projet éducatif et de menacer la sécurité future des élèves. Une médiation communautaire conduite en septembre 2025 par l’ASADS avait permis de parvenir à un compromis consensuel, par lequel les deux parties s’étaient engagées à préserver la parcelle pour l’intérêt général. La remise en cause de cet accord ravive aujourd’hui les inquiétudes.
Éducation, paix sociale et droit à la protection
Au-delà du litige foncier, les acteurs locaux soulignent les enjeux sociaux et juridiques liés à cette situation. Le droit à l’éducation, garanti par la Constitution congolaise et les instruments internationaux ratifiés par la RDC, suppose un environnement scolaire sûr et protégé. Sur le plan juridique, la préservation des biens affectés à un usage public (notamment éducatif) relève de la responsabilité des autorités locales, en collaboration avec les chefs coutumiers et les structures administratives compétentes.
Appel à une médiation inclusive et pacifique
Dans un esprit de prévention des conflits et de consolidation de la paix, l’ASADS appelle : à l’intervention des autorités administratives et coutumières compétentes, à l’implication des organisations nationales et internationales spécialisées en médiation humanitaire,et à une démarche concertée, respectueuse des droits communautaires et de l’intérêt supérieur des enfants. L’objectif prioritaire demeure le maintien de la paix sociale entre les communautés de Djupafoyo et Djuparigi, par un dialogue structuré, inclusif et juridiquement encadré.
La société civile locale en première ligne
La société civile de Djupanyalengi, en coordination avec le chef de groupement, reste mobilisée pour accompagner un processus de résolution pacifique. Cette mobilisation locale illustre le rôle central des organisations communautaires dans la prévention des conflits fonciers, fréquents dans les zones rurales à forte pression démographique.
Une solution durable au service de l’intérêt général
Les observateurs locaux estiment qu’une résolution durable passe par : la clarification du statutfoncier de la parcelle, la formalisation des accords communautaires et l’inscription du projet scolaire dans une vision partagée de développement local.Dans une région marquée par des fragilités multiples, la protection des espaces éducatifs apparaît comme un investissement stratégique pour la paix, la cohésion sociale et l’avenir des jeunes générations.
Contact ASADS asbl :
📞 +243 811 265 775 / WhatsApp +243 995 112 663
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François AGENONG’A UMIRAMBE, Esprit patriotique
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